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dimanche 6 septembre 2009

24h Berlin


Hier et aujourd'hui, de 6h à 6h, Arte a diffusé en continu durant 24h un reportage absolument incroyable, suivant le quotidien de plusieurs berlinois, célèbres ou non, heure par heure dans leur ville. Selon les infos su site d'Arte, ce sont plus de 80 équipes de tournages qui se sont déplacées dans tout Berlin durant 24h il y a exactement 1 année pour réaliser cette incroyable performance.

Au delà du caractère indéniablement original de la démarche cette émission m'a semblé taillée sur mesure pour présenter une ville aussi hétéroclite que Berlin et a bien sûr évoqué bien des souvenirs pour moi. Probablement parce qu'elle est allée - et elle avait le temps - très en profondeur, bien plus que les habituels reportages qui font de Berlin la capitale des étudiants et des sorties en club, ce que 95% des touristes en retiennent.

Le paradoxe, c'est que c'est de ses détails que ce méga-reportage tient sa richesse et sa profondeur justement. De la vieille dame qui dort sa petite planche pour son Abendbrot, aux généreux pourboires des taxis, en passant par le grincement typique des S-Bahn au démarrage... Autant de détails qui font raisonner à chaque fois plein de souvenirs en moi.

Quelques chiffres et anecdotes retenus de ces 10 denières heures d'émission:

- un kebab, c'est 650 calories en moyenne d'un coup

- il y a à Berlin 25 bars gay avec backroom, et la ville totalise davantage d'établissements de type sexe pour les gays que pour les hétéros

- il y a 3,4 millions d'habitants à Berlin, 33'800 naissances en 2007. En 20 ans il y a 1,7 millions d'habitants qui sont partis, et tout autant qui sont arrivés. La moitié de la population s'est donc renouvelée.

- 3400 tonnes de déchets par jour

- plus de vélos volés qu'achetés (23'000 vols de vélos par an)

- Lukas et Maximilian sont les prénoms les plus donnés aux garçons actuellement, c'était Jan il y a 20 ans.

- La ville consomme 1000 MW/heure la nuit (alors que moi pendant ce temps j'en trade quelques dizaines au boulot...)

A la question: qu'aimez-vous le plus à Berlin, j'ai beaucoup aimé la réponse: "Le fait que les gens ne soient pas trop regardants"

Et enfin, en croisant 2 jeunes filles au métro à 5 heures du matin, la journaliste demande: "vous allez travailler ou vous rentrez à la maison?" Rires. "On rentre à la maison".

C'est Berlin. C'est pour cela que je l'aime tant.


lundi 18 mai 2009

Eurovision 1: Le mythe!!

Vous n'êtes pas sans savoir que ce samedi 16 mai, s'est déroulée la finale de l'Eurovision!! Comme la soirée a été très bien résumée sur le blog de l'une de nos invitées (car on a fait une peite soirée pour marquer l'évènement), je me contenterai de 3 points forts (à mon goût) de cette finale.

Point fort no 1: Le mythe.



Non... ce n'est pas la folle hurlante aux beaux abdos bronzés et au collant overbrillant qui mérite ce post, mais plutôt le pianiste. Vous ne le reconnaissez pas? Mais si pourtant, revenez 15 ans en arrière...



Eh oui, le pianiste n'est autre que le producteur du groupe U96 et de ce tube des années 90'

Le plus drôle en revoyant ce clip 15 ans après, c'est de me rendre compte qu'il a été entièrement tourné à Berlin. En oui on reconnaît bien les S-bahn berlinois, les ponts du métro aérien, la station de métro Hallesches Tor, le Brandenbuger Tor, les immeubles de la Leipzigerstraße, la gare de Friedrichstraße, la Weltzeituhr... Mythique!

vendredi 6 juin 2008

Berlin Berlin!


Depuis ce matin, je suis à Berlin, il fait beau et je me sens bien!

C'est vrai que depuis que j'ai déménagé, j'ai un peu la nostalgie de cette ville et que tous les deux-trois mois il faut que je m'y rende, c'est un besoin absolu!!

Et là c'est Berlin en été, rien à voir avec mon dernier séjour en février, où il y avait de la neige et qu'il faisait froid et nuit. Berlin en été, c'est une toute autre ville. Une ville qui sort de son hibernation. Une ville qui profite des quelques mois d'été, où les jours sont plus long, et où il fait chaud. Alors entre les terrasses de café, les nombreux bars au bord de la rivière, les biergarten et les énormes parcs il y a de quoi se relaxer. Et c'est justement notre programme pour ce week-end :-)

Ce qui frappe quand on ne vit plus dans un endroit, c'est qu'à chaque visite des choses ont changé. Insignifiantes souvent. Comme les rails de l'énorme gare de triage désaffectée de Schöneweide ("jolie prairie", quel beau nom pour une friche industrielle), qui ont disparu. Ou le "Palast der Republik", lieu central de la vie politique de l'ex DDR, géant amianté en phase de destruction depuis de nombreuses années, à qui il manque à chaque fois un bout de plus.



Et puis ce sont les serveurs du bar préféré qui changent, alors qu'on les croyaient immuables. Le vendeur de kebab de la Warschauerbrücke à qui j'en avais acheté des dizaines qui a disparu. La gare de l'Ostkreuz qui de transforme complètement. Les soirées qui changent de club, voire même pires, les clubs qui disparaissent!

Autant de repères qui changent. Autant de manière aussi de me rendre compte que je ne vis plus là-bas. Que je suis désormais un touriste.

jeudi 7 février 2008

Willkommen in Berlin

L'idée de ce post a germé dans ma tête alors que j'étais dans le s-bahn entre l'aéroport et chez mon pote samir. Je retrouvais si soudainement Berlin! A commencer par le vrai-faux tapis rouge à l'entrée de l'aéroport avec la tapisserie-photo de dizaines de journalistes en train de photographier, comme si chaque passager était une star, ensuite le mec qui pousse des hurlées dans le s-bahn (non non cécile, pas celui qui criait "Juliaaaaaaaaane" sans le métro vers chez moi)

Ensuite le tas de vieux débris de chantier sur le quai deux gares plus loin, contrastant avec le doux nom de la-dite gare: Schöneweide = jolie prairie. De même que le nom de l'aéroport "Schönefeld = beau champ" contraste quelque peu avec cet amas de béton rescapé de la DDR et en passe de devenir l'unique aéroport de Berlin.

Et puis on se rapproche du centre, en quelque sms avec mon ancienne coloc on parle déjà de bières (!), tout cela mis en pratique en arrivant à l'Ostbahnhof où un mec git couché sur le banc du quai, 3 bouteilles à côté de lui, une quatrième dans sa main.

Enfin les nouvelles dans sur la télé du métro, qui relate un "zoo-drama": une tigresse s'est fait dévorer par son compagnon... Knut n'est plus à la une, mais cela n'empêche pas les berlinois de de tenir informer de ce qu'il se passe dans le monde... des animaux!

Bref, ça me fait un bien fou de voir que rien n'a vraiment changé. Et je me suis tout de suite senti à nouveau comme chez moi, ici à Berlin, le point central de mon petit monde, le petit monde de Mauerchen.

mardi 5 février 2008

Demain: Berlin!!!!

Eh oui, Berlinale oblige (et plus de trois mois sans y avoir mis les pieds, ce qui me met en état de manque grave), demain je pars à Berlin!!

Je me réjouis de retrouver les amis, les brunchs, l'odeur du charbon dans les rues, les bières, les clubs, le musée de la photo, les films de la berlinale, le tanztheater, les petits trams jaunes... et tout mes souvenirs dans cette merveilleuse ville.

mercredi 23 janvier 2008

Berlin... c'est il y a un an que tout a commencé!

Il y a exactement un an commençait pour moi l'une des plus grandes aventures de ma vie. Et l'une des plus belles aussi.

Il y a exactement un an je débarquais dans Berlin tout enneigé, avec une grosse valise, au no 5 de la Landshuterstrasse. Je débarquais dans l'inconnu, avec une seule adresse, quelques projets tout au plus. Et un peu de détermination.

Les jours suivants je arpentais la ville dans tous les sens pour me trouver un logement. Métro, tram, pieds... sur les gros pavés berlinois. Sur la neige. Dans la nuit aussi, car en hiver il fait nuit très tôt à Berlin. L'Est c'est là ou ça sent le charbon dans la rue, c'est là ou il y a les trams jaunes, et les grands immeubles rectilignes, les grandes avenues, les maisons de couleur.

En quelques jours j'avais trouvé de quoi dormir au chaud. En quelques semaines, quelques repères dans cette grande cité. En quelques mois quelques amis. En un peu moins d'un an je m'étais reconstruit un petit monde. Le petit monde de Mauerchen. Que j'ai essayé d'exporter ici en Suisse, même si je savais pertinemment que rien ne serait jamais la même chose.

Et pourtant la vie continue de nous apporter de nouvelles aventures. Et je suis en train d'en vivre une belle en ce moment avec un garçon très bien, un petit prince originaire de Paris :-) Qui se réjouit d'ailleurs de visiter Berlin avec moi.

Et puis Berlin c'est aussi depuis là que j'ai enfin pu parler ouvertement de mon homosexualité. Et que j'ai enfin pu me libérer de ce fardeau qui me pesait depuis une dizaine d'années déjà.

Comme je n'oublierai jamais ni Berlin, ni cette aventure, je me devais d'écrire un petit post (certes un peu nostalgique). Et pour l'accompagner, une très belle musique tirée du film "Good Bye Lenin"

vendredi 9 novembre 2007

Il y a 18 ans...

9 novembre 2007: il y a 18 ans tombait le mur


Le 9 novembre, dans l'histoire tourmentée de l'Allemagne du siècle passé, c'est également la proclamation de la République de Weimar en 1918 et la "Kristallnacht" en 1938 durant laquelle des milliers de magasins juifs et synagogues ont été détruits par les nazis.

mardi 6 novembre 2007

Le sommet de mes aventures berlinoises


Eh oui il faut quand même le marquer celui-là... Lundi soir j'ai vécu ce qui je pense est le sommet des toutes mes aventures berlinoises: on venait de visiter le Reichstag (le bâtiment du parlement allemand) avec toute la bande, et le reste de la bande trainassait un peu à en ressortir.

Avec mon ex-coloc Pam on était déjà dehors, et on avait soif! On a donc sorti 2 bières qui restaient dans son sac (on en avait déjà bu... un certain nombre avant). Pling Pling, on les décapsules à la berlinoise avec un briquet et Pam dit, reprendant la devise inscrite sur le fronton du Reichstag: "Dem Deutschen Volke..." et ajoute "... der so gerne sauft!" (en l'honneur du peuple allemand... qui boit si volontiers" Kling!

On commençait nos bières sur les escaliers de ce bâtiment historique, symbole de l'empire allemand, puis de la république de Weimar, incendié puis détruit durant la guerre, pour finalement devenir l'un des symboles de l'allemagne réunifiée.

Je venais de vivre ce qui restera pour moi le sommet de mon séjour à Berlin. J'étais heureux.

Berlin: 1ère rechute


Eh oui, 2 mois après mon retour en Suisse, il me FALLAIT retourner dans mon 2ème chez moi à Berlin. Ayant été pas mal occupé ces deux derniers mois, je n'avais vraiment eu le temps d'avoir le mal du pays. Mais il est inutile d'ajouter que ça m'a fait tout bizarre de me retrouver là bas, me sentant profondément à la maison et en même temps que c'était une page qui, pour l'instant du moins, s'était tournée. Etapes de ces 5 jours de Berlin:

Première impression en attendant ma correspondance à l'Ostkreuz: je me sentais chez moi. Comme si j'étais sur un quai de gare à Lausanne ou Genève. C'était mon coin, à Berlin.


Et puis l'arrivée "chez moi" à Lichtenberg, quartier à la sale réputation et pourtant tellement authentique. Le mec qui me vomit quasiment dessus lorsque je sors de la gare, l'odeur du charbon brûlé qui se répand dans les ruelles, les gros pavés Berlinois... Pas de doute, je suis bien à Berlin. Et je suis sensible à ces petits détails qui font que Berlin est ce qu'il est.

Les poêles à charbon - une bonne partie de la ville se chauffe encore comme ça, surtout dans les quartiers est - donnent une chaleur confortable et en même temps éphémère, comme on on aurait dans un chalet de montagne. Ils vous font comprendre ce que signifie "un degré" et devoir se chauffer. Et dégagent en plus une odeur, qui comme je l'ai déjà dit, est pour moi typique de cette ville.

Et puis le rythme effréné de mon week-end me rattrappe: soirée au Maria Klub le vendredi soir avec Mr. Oizo, brunch le samedi, passage dans mon ancienne colocation pour récupérer des sous, donner des chocolats, discuter une heure ou deux, oui on est contents de se revoir, non on n'a finalement pas grand chose à se dire. Soirée mémorable le samedi soir au Klub International, organisateur mensuel d'une des plus grosses soirées gay de la ville, dans un immense cinéma communiste de la karl-Marx-Allee. Brunch et ballade le dimanche, un peu de shopping le lundi et voilà la dernière soirée qui arrive.

Finalement je suis toujours là bas comme ici en Suisse: je me sens chez moi, j'ai mes cafés préférés, mes magasins, mes amis, mes habitudes. Berlin ce sera toujours chez moi et il me tarde de pouvoir y retourner un jour pour m'y installer.

Merci Pam, Tiny, Samir, Kolja, Rhyem pour ce chouette week-end!!

lundi 3 septembre 2007

Grand retour, nouveau départ

Grand retour et nouveau départ, nouveau blog. Manuberlin a écrit son dernier post dimanche, Mauerchen le premier aujourd'hui.

Ouaip je sais j'ai peut-être moins de trucs intéressants à raconter maintenant que je suis loin de Berlin, mais il m'arrive toujours des aventures marrantes et comme il paraît que j'ai une belle prose :-P

En plus comme ça les fidèles commentateurs ne seront pas frustrés

Bref dites tout à Mauerchen et lâchez vous (gentiment quand même), c'est ça que j'aime!