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mercredi 29 octobre 2008

Festival Cinéma Tous Ecrans 2008


Comme chaque année, le rendez-vous cinématographique de l'automne: le festival du Cinéma Tous Ecrans.

Je m'étais fait tout un programme pour la semaine, avec un film par jour, des sessions de court métrages, et même une séance de films fait à partir de mobiles (car c'est l'originalité de ce festival, de montrer des films sur tout type de supports, y compris les écrans de téléphones mobiles), mais un accident de la route impliquant ma soeur m'a fait revoir mes priorités.

Le seul film que je suis donc allé voir était DAS FREMDE IN MIR de Emily Atef, l'histoire d'une jeune femme qui souffre d'une dépression post-partum. La thématique, bien que pas très drôle, m'intéressait, puisque lorsque je veillais dans mon hôpital j'ai été régulièrement confronté à ce genre de situation, sans vraiment comprendre.


Un beau film, tout en émotions, où l'on peut observer tour à tour l'impatience de la future mère, le malaise de cette jeune femme une fois le bébé venu au monde, et qu'elle se retrouve seule avec lui à la maison, 24h/24. Jusqu'au point de non retour, où elle est finalement hospitalisée, puis l'apprivoisement de son enfant et finalement le combat qu'elle doit mener contre son mari et sa belle-famille pour retrouver son rôle de mère.

Pour ceux qui sont intéressés, le trailer est sur le site du film, ou en version avec sous-titres (pour ceux qui ne maîtrisent pas l'allemand)(c'est aussi l'intérêt des festivals de films, c'est qu'on y exerce ses talents linguistiques).

lundi 7 juillet 2008

Valse avec Bashir


Cinéma aujourd'hui pour voir Valse avec Bashir de Ari Folman, film d'animation présenté cette année dans la sélection officielle du festival de Cannes, mettant en scène un ancien soldat israelien qui se rend soudain compte qu'il n'a aucun souvenir de la guerre du Liban, à laquelle il a participé 25 ans auparavant. Il décide alors de partir à la recherche de son passé, quitte à découvrir quelle était son implication dans cette guerre, et notamment lors du massacre de Sabra et Chatila.

Un film qui permet d'approcher un sujet peu connu, la guerre du Liban, de manière intéressante, alternant les moments drôles et les moments tragiques, tout en faisant monter la pression de manière régulière tout au long du film. Une réussite je trouve!

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dimanche 6 juillet 2008

Walk on water


Dans la série des films du réalisateur israelien Eytan Fox ( The Bubble, Yossi & Jagger), j'ai vu ce soir le très beau Walk on Water.

Bien sûr quand on mélange un peu d'Israël et de Berlin, de l'histoire et de l'actualité, qu'il y a en plus des beaux interprètes (je vais d'ailleurs mettre Lior Ashkenazi dans mes hommes du mois de juillet) et qu'on réalise un film fort et fin à la fois, il y a tout pour plaire.

Bien que plus au cinéma depuis longtemps, je ne peux que le conseiller à quiconque aimerait le voir (et Ol. l'a en DVD si jamais, pour les amis :-) )

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vendredi 23 mai 2008

Lemon Tree - Les citronniers



Lorsqu'un film israelien traite d'autre chose que de la guerre, il réserve souvent de bonnes surprises. Quand en plus il obtient le prix du public de la Berlinale 2008 (et dire que je l'ai manqué!!), on est assuré de voir un bon film. Et Lemon Tree, de l'israelien Eran Riklis n'a pas dérogé à la règle.

La trame de l'histoire: une palestinienne qui vit d'un verger de citronniers que son père avait plantés et qui se voit obligée de les abattre car ils constituent un danger potentiel (des terroristes pourraient s'y cacher) pour son nouveau voisin, le ministre de la défense israelien. Le film montre son combat contre une décision arbitraire des services de sécurité d'un pays hyper sécuritaire s'il en est (mais aussi un pays en guerre depuis 60 ans...), mais aussi par moments contre les siens, le poids de la tradition etc.

Finalement un très bon film également car il évite la simple logique de l'affrontement direct ou le spectateur doit être pour ou contre l'un ou l'autre des partis. Un film très en nuances, où il n'y a fondamentalement ni de gentil, ni de méchant, et qui dépeint bien différents courants qui traversent la société israelienne, entre des services secrets incapables de voir une femme palestinienne comme autre chose qu'un danger, un ministre qui se conforme sans réfléchir à ce qu'on lui dit, une femme de ministre pleine de compréhension pour sa voisine, mais qui a de la peine à s'émanciper et à influencer le cours des choses.

Et enfin le jeu des acteurs, avec une sublime Hiam Abbass (qui était d'ailleurs membre du Jury de la Berlinale 2007), souvent touchante, toujours digne, face à l'adversité.

Je vous laisse la bande annonce pour vous convaincre d'aller le voir et vous souhaite beaucoup de plaisir.



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samedi 5 avril 2008

Paris!


Suivant les conseils de T***, ma parisienne des banlieues préférée, je suis allé voir le film Paris!

Si j'en parle c'est que j'ai vraiment beaucoup aimé. De par le scénario, la qualité de la photographie, les acteurs tous très typés et touchants, et surtouts très connus, qui nous rappellent d'autres souvenirs cinématographiques: Bleu, Le patient anglais, Jean-Philippe, Je vais bien ne t'en fais pas, Le péril jeune, et ce n'est que pour les plus connus.

Je me disais à la fin du film "c'est marrant, c'est comme si PARIS représentait la vision de Paris par un réalisateur parisien, tout comme SCHWARZE SCHAFE représente de manière "artistique" Berlin vu par un Berlinois".

PARIS parle d'amour, montre des points de vue romantiques, dépeint une certaine mixité culturelle... là où SCHARZE SCHAFE parle à sa façon des tarés qui existent dans la région, chacun reflétant un extrême excès de la vie berlinoise.

Deux films incomparables il est vrai, et qui me semblent finalement proches dans la méthode.

C'est ma clé de compréhension et elle m'appartient, mais ALLEZ VOIR PARIS!!

jeudi 21 février 2008

Catégorie Teddy-Les films gays


Eh oui, capitale gay oblige, Berlin a aussi dans le cadre de son festival de films le privilège de décerner le plus important prix pour les films gays et lesbiens. Le Teddy!

Après une énoooorme recherche à travers toute la ville, j'ai réussi à avoir des invits pour la fête suivant la cérémonie de remise des Teddy Awards. J'y suis donc allé avec mon chouchou qui était arrivé la veille de Paris pour sa première visite dans la capitale des capitales! Et c'était une soirée très sympa, avec tout le gratin cinématographique gay mondial. Rien que ça.

Restera surtout le souvenir d'une soirée avec des gens de tous bords, où se côtoyaient hommes en cuir, couples de filles hyper féminines, vieux homos à la page (et moins...) quelque travestis, des artistes à l'allure torturée... Un tel mélange comme on en voit rarement dans le milieu gay, qui est en général très ghettoïsé. Et au milieu de tout ce beau monde, Manu&Olivier dansant comme des fous mdr C'était une belle soirée!

Sinon j'ai vu plusieurs films "Teddy" dont aucun ne m'a finalement vraiment emballé, à part un court métrage que j'ai vu à deux reprises, une fois dans la série de la catégorie "14 Plus" et une autre fois dans la série "Teddy". Un court métrage, suédois racontant l'histoire de 2 amis colocs, Björn le gay et Hampus l'hétéro, qui s'amuse à "chauffer" Björn à longueur de journée. A tel point que par un soir où Hampus rentre complètement cuit et se couche dans le lit de Björn, ce dernier en profite pour... enfin, pas besoin de dessin, aller un peu plus loin quoi. Et Hampus le laisse faire. Et lui en veut par la suite, forcément.

Durant la première projection (dans un cadre "hétéro") les gens étaient plutôt à se dire "mais oui c'est comme ça, les homos sont frustrés et sautent sur tout ce qui leur vient sous la main", alors que la deuxième fois que je l'ai vu, dans un cadre "homo" cette fois-ci, j'ai vraiment compris le message de ce film: pourquoi est-ce que Björn devrait être coupable de ce que son pote Hampus le chauffe systématiquement? Il est vrai que certains hétéros ont des comportements totalement équivoques, peut-être sans s'en rendre compte, en tous cas sans rien admettre le moment venu. Pourquoi alors serais-ce toujours nous les pervers? J'ai trouvé finalement ce film assez poignant, peut-être quelques souvenirs qui ressurgissaient soudainement...

Les films de la Berlinale

Comme toujours il y a des réussites et des ratages énormes (mais aussi probablement parfois mon humeur du moment qui ont influencé mon appréciation de certains films - le 3ème film de la journée, après 2 heures de queue le matin, forcément on n'est plus vraiment très frais!). Mais globalement c'était une bonne édition et je me suis fait beaucoup de bien. Petit compte rendu de ces découvertes cinématographiques...


En marge de la Berlinale, mais film berlinois s'il en est, j'ai vu SCHWARZE SCHAFE (moutons noirs), film noir relatant quelques épisodes de la vie de quelques tarés berlinois... trash et glauque à souhait, mais marrant de voir les scènes se passer dans "notre" ville. Je dois quand même raconter l'anecdote de ce film. Quand je suis parti de Berlin, il passait déjà sur les écrans, c'est dire s'il est vieux. Il n'y avait forcément plus personne pour le voir en semaine à 23h à part moi. Et d'ailleurs il n'y avait personne à la caisse à 23h. Le barman du bar d'à côté m'a donc fait gentiment patienter en m'offrant une bière. Finalement le projectionniste est arrivé à 23h20, et j'ai eu avec une demie heure de retard, l'honneur de visionner ce film SEUL DANS LA SALLE, en sirotant une bière offerte. Pas mal hein!


A JIHAD FOR LOVE (de Pervez Sharma), documentaire de la catégorie Panorama / Teddy, sur la trace de 11 personnes dans 11 pays différents, qui tentent d'alier leur homosexualité avec la religion musulmane. Très intéressant et touchant, de voir ces gens qui veulent malgré tout continuer de croire en Dieu, malgré l'exil pour certains, les tortures pour d'autres, subies dans leur pays, au nom de l'Islam. Et le plus émouvant, la présence de l'un des jeunes du reportage à la fin du film, jeune qui a dû fuir l'Egypte après y avoir passé une année d'enfer en prison pour avoir été dans un club gay.



BOY A (de John Crowley), film anglais de la catégorie Panorama, sur l'histoire d'un jeune de 20 ans qui sort de prison après y avoir passé une dizaine d'années pour avoir commis avec un ami un meurtre atroce sur une de leur camarades. Et ce jeune sort sous une nouvelle identité pour lui éviter un lynchage populaire. Toute la trame du film est de savoir s'il réussira à recommencer une nouvelle vie, rongé entre les cauchemars du passé, l'impossibilité d'en parler à quiconque, et les journalistes qui, ayant appris sa sortie de prison, le traquent. Un très bon film!


Ensuite le génial CHIKO (de Ozgur Yildirim, co-produit par Fatih Akin), film allemand de al catégorie Panorama. L'histoire de Chiko, jeune turc de la banlieue de Hambourg, qui devient un roi de la drogue, avec tous les bonheurs et les dégats que cela finit par causer. Les acteurs (dont le toujours aussi excellent Moritz Bleibtreu) géniaux, et surtout une super séance questions à la fin du film, avec une équipe de tournage hyper touchante (genre la bande de potes d'école de ce quartier turc de Hamburg ou ils ont grandi) et les gens du public qui se lancent des remarques acérées parmi, lorsqu'il s'agit de parler de la moralité du film... Un grand moment!

NACHT VOR AUGEN (de Brigitte Bertele), film allemand de la catégorie Forum des jeunes auteurs, mettant en scène un jeune soldat de a Bundeswehr de retour d'Afghanistan et qui est visiblement fort traumatisé. Un beau film sur une relation entre 2 frères et finalement l'absurdité du drill militaire qui a poussé ce jeune à abattre un enfant afghan qui lui demandait des bonbons... Et évidemment le trauma qui s'en suit on l'imagine. Ca m'a beaucoup rappelé le très intéressant "Warriors" de Peter Kosminsky, qui relate l'aventure de 6 jeunes soldats en mission en Bosnie-Herzégovine, leur noble motivation, leur désarmement face à des situations impossibles, et finalement le difficile retour à la réalité. La discussion qui a suivi le film était aussi très intéressante.

BE LIKE OTHERS (de Tanaz Eshaghian), documentaire iranien de la catégorie Forum des jeunes auteurs, suivant semaine après semaine quelques jeunes iraniens qui vont se faire opérer pour changer de sexe. En effet, bien que l'Iran punisse l'homosexualité par la peine de mort, c'est le régime le plus progressiste en termes de droits pour les transsexuels, qui voient même leur identité sexuelle changée sur leur acte de naissance après l'opération! Pas mal de longueurs, et surtout un certain malaise quand on se rend compte que certains décident finalement de changer de sexe plus pour pouvoir vivre leur homosexualité que par véritable sentiment d'être une femme...

DREAM BOY (de James Bolton), film américain de la catégorie Panorama / Teddy, sur une histoire d'amour gay entre 2 ados. Fatigue extrême ou film vraiment nul? Je ne sais pas, mais je n'ai pas du tout aimé...

KURZFILME 14 PLUS 2 (= en français: série de courts métrages pour ados (de 14 ans et plus) numéro 2). De bons petits films, histoire de changer aussi de style de films, et aussi parce que les courts-métrages, ben on va rarement au cinéma pour voir ça.


PLUS TARD TU COMPRENDRAS (de Amos Gitai), film français (avec Jeanne Moreau) dans la catégorie Berlinale Special, qui est personnellement mon ours d'or de ce festival. Et ça tombe bien, il risque de passer sur nos écrans, alors aux aguets! Il s'agit de l'histoire d'un homme de la cinquantaine qui tombe sur des archives de la famille de sa mère et découvre tout le passé tragique de sa famille maternelle dont les parents ont été déportés durant la seconde guerre mondiale parce qu'ils étaient juifs. Tout une partie de son histoire de famille que sa mère, juive mariée à un catholique et les ayant élevés dans la tradition catholique, n'avait absolument jamais parlé. Un autre angle de vue sur la Shoah, un drame moderne et émouvant à souhait! A ne pas manquer!


KATYN (de Andrzej Wajda), film polonais en sélection officielle, que j'ai vu grâce à mon polono-balticounais de copain :-) Le premier film sur le drame de Katyn, qui s'est déroulé au début de la seconde guerre mondiale, après que les russes et les allemands aient envahi la Pologne. Quelque 12'000 officiers de l'armée, ainsi que 10'000 membres de l'intelligentia polonaise ont été abbatus à la chaîne dans une forêt près de Katyn. Les Russes et les Allemands se sont longtemps rejeté la responsabilité de ce massacre qui a anéanti toutes les forces de résistance polonaises. Il aura fallu attendre Gorbatchev pour que la Russie admette la responsabilité du massacre.


COUPABLE (de Laetitia Masson), film français dans la catégorie Panorama. L'histoire d'un jeune avocat qui doit défendre une femme soupçonnée d'avoir assassiné son mari. Et la relation étrange qu'il entretient avec la cuisinière, soupçonnée elle aussi. Une réflexion plutôt originale sur l'amour, filmée un peu comme une pièce de théâtre.

TEDDY KURZFILMROLLE, assemblage de courts métrages des différentes catégories, mais ayant tous le critère Teddy (sujet homo). J'en parlerai plus dans mon post sur le Teddy Award.


TOUT EST PARFAIT (de Yves-Christian Fournier), film québécois (heureusement qu'il y avait les sous-titres en anglais!) de la catégorie Panorama, racontant le difficile chemin d'un jeune dont les 4 meilleurs amis se sont donnés la mort en même temps, et qui tente de remonter la pente. Film avec des moment très touchants, même s'il s'attarde beaucoup sur la détresse du jeune et donne au final peu d'explictions.

vendredi 11 janvier 2008

Into the Wild


Depuis de nombreux mois déjà les gens autour de moi doivent m'observer avec un peu d'étonnement, ou plutôt intrigués de voir le chemin de vie imprévisible que je parcours. Quelques jalons tout au plus, qui orientent ce chemin, ou plutôt s'évertuent à le désorienter :-)

Si j'en cherche l'origine, les débuts de ce cheminement sinueux, je crois que j'ai beaucoup de peine à la trouver. Peut-être l'envie forte de mes parents de nous faire découvrir le monde à ma soeur et à moi, hors des sentiers battus et des conventions, loin du temps et de l'argent.

Peut-être aussi une maladie subite qui a failli m'emporter au milieu de mes 20 ans et qui m'a fait comprendre à quel point je voulais profiter de ma vie, et maintenant. Sur mon lit d'hôpital je découvrais alors le livre d'un voyageur qui m'a dès lors passablement inspiré.



Un café à Genève il y a un peu plus d'un an. Et une première décision fondamentale, une première mise en application de ma volonté de profiter de ma vie. Mon départ. Loin de chez moi, loin des miens. Avec pour simple but de découvrir, d'être seul pour me retrouver, pour reconstruire. Etape fondamentale de ma vie, ou j'ai pu non seulement construire autour de moi, mais également en moi-même. 8 mois de ma vie que je n'oublierai jamais.

Puis le piège dans lequel je suis presque tombé, celui des habitudes et du train train quotidien, celui de la conformité. Disons que j'étais en train d'y tomber lorsque quelqu'un m'en a sorti brusquement. Dans un bus, dans les embouteillages de l'une des plus belles villes du monde. Au centre du monde en quelque sorte. Et la décision de continuer ma découverte du monde, au delà des frontières physiques et du conformisme. Hop, virage net dans l'autre sens. Le bon sens. En tous cas pour moi, maintenant. Virage que je ne regrette absolument pas.

Depuis lors j'ai tout mis en oeuvre pour me préparer au mieux à ce départ. Ne pas accepter de travail fixe, prendre une chambre petite et facilement relouable, économiser, profiter de ce qu'il y a de bien chez moi pour ne pas le regretter après...

Cet après-midi je suis allé voir "Into the Wild" (d'où le titre de ce post). Et comme ceux qui me connaissent peuvent l'imaginer, ce film m'a beaucoup plu. Et le voyage que fait Alex ressemble beaucoup à celui que j'aimerais effectuer. Un voyage pour se trouver. Un voyage pour tout remettre en question. Un voyage pour réapprendre quelques valeurs simples de la vie. Cette histoire est devenue pour moi une piste, dont il faudrait encore que je trouve ma propre fin. Qui ne sera pas celle du film :-)

Demain commence pour moi une autre aventure, inédite pour moi, et dont le voyage me remplira peut-être assez, au point de peut-être éclipser mon autre projet. Je l'espère sincèrement. Et si ça ne devait pas être le cas, je saurais où partir et je serais prêt je crois à le faire. Pas comme dans le film, pas en ne donnant pas de nouvelles, mais partir quand même.

Voilà, je crois que je n'ai jamais écrit un post aussi perso, mais je dois dire que ce film et ce que je vis en ce moment m'ont beaucoup inspiré ce soir. Je vous laisse avec la bande-annonce, car le but était tout de même de présenter un film. Un film que je vous conseille vivement!

dimanche 9 décembre 2007

The Bubble



Vu que je suis parti dans les films, je me rends compte que j'ai oublié de parler du très beau "the bubble" qui raconte l'histoire d'un jeune soldat israelien qui tombe amoureux d'un palestinien, et de leur amour impossible. Ce qui m'a le plus touché dans ce film c'est je crois l'impression de réalité qu'il y a dans ces images. En revoyant certaines scènes, j'avais vraiment l'impression de les avoir vécues à Tel Aviv. Impression partagée par V*** qui y était avec moi cet automne. Donc avis pour ceux qui en l'auraient pas encore vu (je sais qu'il est sorti il y a quelques semaines seulement en Suisse).

Breath / Souffle


Ce soir, je suis allé avec ma coloc J*** au ciné du quartier, qui a 2 avantages: celui d'être un ciné indépendant (donc avec la quasi l'assurance de voir de bons/beaux films) et celui d'être à 5 minutes à pieds de chez nous.

Le film sud-coréen de Kim Ki-duk s'appelait Breath. L'histoire d'une femme trompée et désabusée, qui va se libérer en rendant visite à un condamné à mort. Et qui, par cette relation, va renaître en quelque sorte. Un très beau film, très poétique et avec beaucoup de silences.

mardi 30 octobre 2007

Festival du cinéma tout écran


Cette année, je n'aurai fait qu'un seul saut au Festival du cinéma tout écran de Genève. J'avais découvert par hasard ce festival il y a 5 ans grâce à ma soeur qui avait gagné des billets pour un film (bizarre d'ailleurs...).

Cette année, étant absent la moitié de la semaine (eh oui je pars jeudi pour Berlin), je n'ai pu aller voir qu'un seul film: "Ravages" de Christophe Lamotte, racontant l'histoire d'une jeune fille délinquante placée pour quelques mois dans un foyer éducatif strict, dernière case avant la prison. Le film était très fort, bon scénario, belles prises de vue, et surtout une histoires de filles. Ca me rappelait un peu mon travail en foyer éducatif.


Comme toujours dans les festivals de film, le réalisateur était là à la fin du film pour répondre à nos questions. J'ai beaucoup aimé ses explications. Sur sa manière de construire son scénario, son engagement au travers de ce film contre les nouvelles politiques hyper répressives qui sévissent en Europe depuis quelques années envers la jeunesse en difficulté.

Et sa définition de cette adolescence comme "âge DES premières fois, ces premières fois que l'on essaie après toute sa vie durant de retrouver".

Il a fait un film de thème analogue il y a quelques années, sur les garçons, intitulé "Ruptures".

Quant à "Ravages", il est sensé passer le 21 novembre sur Arte, si ça vous intéresse.