jeudi 22 novembre 2007

La drague de l'hygiéniste dentaire


Je vais faire court car il est tard, mais je ne peux pas louper le coup de la drague de mon hygiéniste dentaire.

Entre deux sessions de tortures buccales, cette charmante demoiselle a réussi à me sortir des perles, du genre:

"Vous avez une belle bouche, ça donne envie d'embrasser!"

Moi "euh... ah... bon"

Elle, quelques souffrances plus tard: "vous avez peu de dépôts malgré que vous ayez une salive assez visqueuse"

Moi pas très convaincu: "Euh mais c'est bien ou pas bien d'avoir une salive, euh, visqueuse?"

Elle: "ah je sais pas moi, il faut demander à madame ce qu'elle en pense quand elle vous embrasse!"

Autant dire que j'ai failli lui répondre "alors je demanderai à MONSIEUR", mais l'irruption subite du dentiste dans la pièce nous a interrompus.

Mes conclusions de cette histoire pathétique, c'est qu'on peut draguer sur n'importe quel sujet (y compris la salive), qu'il est dur dur de garder la bouche ouverte lorsqu'on a un fou rire, et... que j'ai la salive visqueuse mdr!

mercredi 21 novembre 2007

Aaaaargh!

Aaaaaargh! Je me lève dans 5h et 12 minutes et je suis encore en train d'écrire... alors le post de ce soir sur mon inoubliable passage chez le dentiste (lol) ben je le publierai une prochaine fois.

C'est un piège internet je vous dis!

mardi 20 novembre 2007

La ville de mon enfance


Aujourd'hui je devais aller chez le dentiste, c'est à dire également retourner dans la petite ville dans laquelle j'ai grandi. Et c'est marrant, cela fait seulement un peu moins d'un an que je suis parti et pourtant j'ai eu la drôle d'impression d'arriver dans une province profonde. Je crois que Berlin (et Lausanne dans une moindre mesure) m'ont fait oublier ce qu'est une petite ville.

Du coup c'était drôle de me retrouver dans cette petite ville, qui avait été 22 ans durant le centre de mon monde. Et dans laquelle je n'avais subitement plus les mêmes repères. Et qui soudainement était un élément extérieur de mon petit monde.


Le temps semblait s'être arrêté. Les rues me rappelaient soudain mille souvenirs passés.

Si ça me fait cet effet là à peine 10 mois après et maintenant que j'habite à 10km de là, qu'est ce que ce sera dans 30 ans après avoir bourlingué tout autour de notre petite planète?

lundi 19 novembre 2007

Le week-end tranquille... qui fait du bien!!

Je viens de passer un super week-end clôturant une semaine chargée de boulot et un record de pas moins de 7 coming-out. Autant dire que je n'avais qu'une envie: glander!!

Du coup j'ai passé beaucoup de temps dans mon nouvel appart avec mes colocs et c'était très sympa. On a profité d'aller faire les magas pour acheter 2-3 trucs qui manquaient encore dans notre appart, faire un petit footing dominical et finalement on a transformé notre salon en salon-coiffure et Jeanne m'a fait une nouvelle coupe qui tabasse.

Que j'aime les week-ends où j'ai du temps comme ça!

jeudi 15 novembre 2007

Les soirées de m***

Ce soir je suis sorti du boulot (mon 2ème boulot, celui d'éducateur remplaçant dans un foyer pour ados en difficultés) à 22h30, épuisé. C'est fou ce que ça peut pomper d'énergie ces jeunes!

Comme chaque soir en rentrant du boulot, je marche une dizaine de minutes à travers la vieille ville pour remonter sur la colline où j'habite. Et là, en traversant la cité, je croise Anne-Catherine Lyon, la ministre de la formation et de la jeunesse de notre petit canton. Vu l'heure tardive à laquelle elle quittait son bureau, je ne devais pas être le seul à avoir passé une soirée de m*** Et ça m'a fait du bien!

vendredi 9 novembre 2007

Il y a 18 ans...

9 novembre 2007: il y a 18 ans tombait le mur


Le 9 novembre, dans l'histoire tourmentée de l'Allemagne du siècle passé, c'est également la proclamation de la République de Weimar en 1918 et la "Kristallnacht" en 1938 durant laquelle des milliers de magasins juifs et synagogues ont été détruits par les nazis.

Remplissage de questionnaires statistiques...

Pffff comme l'office fédéral de la statistique me harcèle chaque mois depuis août avec une énooooorme enveloppe pour que je réponde à un questionnaire sur mon parcours de jeune diplômé, ce matin je m'y suis attelé.

Seulement voilà: comment expliquer à un questionnaire informatisé que l'on a 3 boulots en même temps, que le revenu mensuel est très variable, que oui on a bien fait une pause de 8 mois et que non on n'a pas encore voulu chercher un vrai travail.

Il y a des fois oû la vie est compliquée... Et je me demande bien surtout comment ils vont réussir à traiter mes données^^

mercredi 7 novembre 2007

Hahahaha hihihi hohoho!

Merci Arnaud pour ces bons fou-rires!



PS: les autres de la série sont aussi bien marrants

mardi 6 novembre 2007

Le sommet de mes aventures berlinoises


Eh oui il faut quand même le marquer celui-là... Lundi soir j'ai vécu ce qui je pense est le sommet des toutes mes aventures berlinoises: on venait de visiter le Reichstag (le bâtiment du parlement allemand) avec toute la bande, et le reste de la bande trainassait un peu à en ressortir.

Avec mon ex-coloc Pam on était déjà dehors, et on avait soif! On a donc sorti 2 bières qui restaient dans son sac (on en avait déjà bu... un certain nombre avant). Pling Pling, on les décapsules à la berlinoise avec un briquet et Pam dit, reprendant la devise inscrite sur le fronton du Reichstag: "Dem Deutschen Volke..." et ajoute "... der so gerne sauft!" (en l'honneur du peuple allemand... qui boit si volontiers" Kling!

On commençait nos bières sur les escaliers de ce bâtiment historique, symbole de l'empire allemand, puis de la république de Weimar, incendié puis détruit durant la guerre, pour finalement devenir l'un des symboles de l'allemagne réunifiée.

Je venais de vivre ce qui restera pour moi le sommet de mon séjour à Berlin. J'étais heureux.

Berlin: 1ère rechute


Eh oui, 2 mois après mon retour en Suisse, il me FALLAIT retourner dans mon 2ème chez moi à Berlin. Ayant été pas mal occupé ces deux derniers mois, je n'avais vraiment eu le temps d'avoir le mal du pays. Mais il est inutile d'ajouter que ça m'a fait tout bizarre de me retrouver là bas, me sentant profondément à la maison et en même temps que c'était une page qui, pour l'instant du moins, s'était tournée. Etapes de ces 5 jours de Berlin:

Première impression en attendant ma correspondance à l'Ostkreuz: je me sentais chez moi. Comme si j'étais sur un quai de gare à Lausanne ou Genève. C'était mon coin, à Berlin.


Et puis l'arrivée "chez moi" à Lichtenberg, quartier à la sale réputation et pourtant tellement authentique. Le mec qui me vomit quasiment dessus lorsque je sors de la gare, l'odeur du charbon brûlé qui se répand dans les ruelles, les gros pavés Berlinois... Pas de doute, je suis bien à Berlin. Et je suis sensible à ces petits détails qui font que Berlin est ce qu'il est.

Les poêles à charbon - une bonne partie de la ville se chauffe encore comme ça, surtout dans les quartiers est - donnent une chaleur confortable et en même temps éphémère, comme on on aurait dans un chalet de montagne. Ils vous font comprendre ce que signifie "un degré" et devoir se chauffer. Et dégagent en plus une odeur, qui comme je l'ai déjà dit, est pour moi typique de cette ville.

Et puis le rythme effréné de mon week-end me rattrappe: soirée au Maria Klub le vendredi soir avec Mr. Oizo, brunch le samedi, passage dans mon ancienne colocation pour récupérer des sous, donner des chocolats, discuter une heure ou deux, oui on est contents de se revoir, non on n'a finalement pas grand chose à se dire. Soirée mémorable le samedi soir au Klub International, organisateur mensuel d'une des plus grosses soirées gay de la ville, dans un immense cinéma communiste de la karl-Marx-Allee. Brunch et ballade le dimanche, un peu de shopping le lundi et voilà la dernière soirée qui arrive.

Finalement je suis toujours là bas comme ici en Suisse: je me sens chez moi, j'ai mes cafés préférés, mes magasins, mes amis, mes habitudes. Berlin ce sera toujours chez moi et il me tarde de pouvoir y retourner un jour pour m'y installer.

Merci Pam, Tiny, Samir, Kolja, Rhyem pour ce chouette week-end!!